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Consciencieuse information

12 septembre 2018

Bon, aujourd’hui, c’est un article hyper sérieux. Munissez-vous de votre cerveau et préparez la boîte d’aspirine (perso, j’en ai pris 5 pour rédiger cet article). Ceci sera un bon exercice pour amorcer la rentrée (de rien).

« On définit la matière comme une substance tangible ayant une masse que l’on peut observer et mesurer. On admet depuis longtemps que la matière interagit grâce à des lois de la physique, connues pour la plupart (même si l’Homme cherche encore à trouver le chaînon manquant pour réunir toutes les lois « macro » et « micro » de la physique). Cependant, nous avons tendance à omettre que ce qui nous entoure n’est pas uniquement de la matière, prenons par exemple une pensée qui est préalablement une information ou une idée…» (extrait d’Inconditionnel de Phil Ricardson.)

Voilà, voilà… dans quoi je me suis fourré, moi…

Bon quand faut y aller, faut y aller.

« J’ai une mauvaise nouvelle à vous annoncer, vous avez un cancer de la conscience. Il vous reste 6 mois d’humanité à vivre. » C’est ce qu’aurait pu vous annoncer le médecin de mémé Raymonde si nos pensées étaient faites de matières, donc organique. Heureusement, l’ablation de notre conscience n’est pas prévue au programme de médecine. Enfin si, c’est déjà monnaie courante à l’entrée des grandes écoles de commerce et à l’ENA, mais ça reste marginal.

La conscience agît, tout le temps, même la nuit, par le biais de l’inconscient et du subconscient :

— Eh ! Dédé Laconscience.

— Qui va là ?

— C’est moi, Gégé Lesubconscient.

— Ah ! salut.

— Dis, t’as pas vu Lulu Linconscience ? j’ai deux mots à lui dire.

— Nan, désolé. T’as regardé dans les synapses ?

— Ouais, introuvable.

— Et dans le foie ?

— Mdr, t’es con.

— Bon, laisse-moi tranquille, je dois manipuler Jojo Lapensée pour qu’il s’occupe de son hôte, l’autre con de Carlo.

— Tu es sur quel dossier ?

— Un de ses potes a critiqué sa relation avec sa mère.

— Et tu vas faire quoi ?

— Jojo est chaud bouillant, je vais lui ordonner de cogner.

Mais finalement, qu’est-ce que la conscience sinon une information. Et cette question en soulève une autre : l’information est-elle une cause ou une (in)conséquence de la matière ? ou, si je reformule : l’information est-elle née de la matière ou lui est-elle antérieure ? Enfin, est-ce que l’information disparait avec la matière ?

Tout d’abord, je dirais globalement que la matière est l’instrument de l’information. La matière peut donc être contrôlée, manipulée par l’information. En exemple, je citerais l’incroyable capacité d’adaptation de l’Homme face à son environnement (grâce notamment à des stimuli extérieurs captés par le corps). En effet, les données contenues dans chaque brin d’A.D.N. peuvent être modifiées dans le temps grâce à notre A.R.N. (acide nucléique permettant le transport du message génétique et la synthèse des protéines) pour s’adapter si besoin.

Pour en revenir à l’information pure, il n’existe aucun moyen de la mesurer car intangible (et je ne parle pas de données informatiques, même si je pense qu’on pourrait faire le parallèle.)

Dans tous les cas, il est tout à fait pensable d’imaginer que l’information nous contrôle et par extension, dirige le monde (et ici je ne parle pas des médias même si le raccourci est facile.)

D’un point de vue général, pour s’étendre et évoluer, l’information doit utiliser des vecteurs de transmission. Si je prends comme exemple la communication inter espèces que l’on retrouve dans la nature : ultrasons, infrarouges, ultraviolets, infrasons, champ électromagnétique, signaux électriques et j’en passe…

Plus généralement, l’information manipule-t-elle la matière afin de trouver des moyens de communiquer et s’étendre ? l’information souhaite-t-elle survivre ?

Donc, si je résume, je dirais que l’information nait, vit, se nourrit, à un instinct de survie et meurt. En somme, j’extrapolerai que l’information est un être à part entière, une forme de vie intelligente, même si immatérielle. Seulement, je la catégoriserais en parasite, puisqu’elle a besoin d’un hôte pour survivre.

Chaque forme de vie sur cette terre, à un irrépressible besoin de survivre. En admettant que l’information suive les mêmes lois « naturelles », l’Homme semble un hôte parfait pour la survie de cette « espèce » non organique.

En conclusion, comme vous pouvez le constater, je pose plus de questions que je n’apporte de réponses. Je vous laisse le soin d’y réfléchir et de commenter si le cœur vous en dit.

Ricardsonnement vôtre.