← Retour au blog

Une brève d’histoire

2 avril 2019

Nous y voilà. Après de nombreuses suppliques et menaces de fans fatales, je vais aujourd’hui vous parler de notre roi étêté préféré.

Et pour ça, je vais vous plonger au cœur de l’histoire française. Nous voici donc en 1788 dans une petite boulangerie au cœur du grand Paris. Le temps est maussade en cette fin d’hiver. Il est dix-huit heure trente et Jean-Michel, alias Miche-Miche ferme sa boutique. Jean-Micheline, alias Miche-Micheline, sa femme, est partie chercher les enfants à l’école. Le petit dernier étant mort suite à un rhume, madame peut s’occuper sereinement des sept autres rejetons et du repas du soir. Et aujourd’hui, c’est jour de fête. Jean, l’aîné vient d’avoir dix ans après avoir échappé à une pneumonie. « Double ration de pain rassis et un verre de vin pour tout le monde ! » entonne la mère alors que les marmots s’attablent.

La vie est dure, mais tout le monde fait avec, enfin, pour le moment, car les impôts ont encore augmenté cette année et il y a de moins en moins de travail. Les lépreux se plaignent que le moindre morceau de pain leur coûte un bras.

Pendant ce temps, dans son château, le roi, surnommé affectueusement L’ouïe XVI par sa mère, à cause de sa surdité à l’oreille gauche (perdue à seize ans pendant le solo au clavecin d’un concert de hard métal), reste sourd au malheur de son peuple.

L’ouïe est marié à Marie-Antoinette, une mannequin Autrichienne (qui fera l’objet d’un futur article). Mais Louis n’est pas heureux en couple. La vie à de moins de moins de saveur. Même les pendaisons hebdomadaires ne l’amusent plus. Il se met à boire de plus en plus souvent et cherche des sensations fortes : saut en parachute, plongée sous-marine avec les requins, safari… en bref, un état d’esprit qui le mènera à sa perte, tout du moins, à la perte de sa tête.

Mais revenons à Miche-Miche. Aujourd’hui, c’est mardi. Et comme tous les mardis, il doit passer la soirée avec des amis pour une partie de poker. Mais ce que Miche-Micheline, sa femme, ne sait pas, c’est que son mari ne joue pas au poker. En fait, les mardis, il rejoint plusieurs amis et se rendent dans un endroit légèrement excentré de Paris pour une soirée pimentée, car Jean-Michel est membre du club échangiste/naturiste le plus en vue de France.

Ce soir-là, comme à son habitude, Miche-Miche, accompagné de ses collègues, toque sept fois à la porte pour se signaler. C’est Robespierre, alias RobaisePierre, chef de la sécurité du club qui leur ouvre. D’habitude, c’est Danton qui s’occupe des entrées, seulement, la semaine passée, quelqu’un a perdu ses clés de carriole au vestiaire. Et en fouillant sous un meuble, Danton fut violement pris par derrière et par surprise par un habitué, fortement alcoolisé et monté comme un âne. Résultat : arrêt maladie. De là vient la fameuse expression lorsqu’on demande où se trouve des affaires : Danton cul.

Il est 22h, la soirée bat son plein quand quelqu’un frappe bruyamment à la porte et entre en grandes pompes (au moins du 43). C’est Louis, encore plus éméché que d’habitude et nu comme un ver. Il tente de pousser Robespierre qui lui bloque l’entrée. « Louis, tu rentreras si tu payes ta cotisation mensuelle et tes boissons de la dernière fois ! »

Louis hurle qu’il est le roi de France et qu’il paiera le mois prochain parce que là, les caisses sont vides. Il tente d’expliquer que le soutien militaire en Amérique a coûté plus cher que prévu, mais qu’il allait se refaire rapidement. Mais les mois passèrent et l’ardoise de Louis ne faisait que croître. Les membres du club se plaignirent que ce n’était pas normal que si eux payent, Louis doit payer et menacèrent la direction de partir à la concurrence. Pour les tenanciers, il fallait réagir…

L’histoire raconte que le club des sans culottes est né de là.

A très bientôt pour de nouveaux faits (presque) historiques.

Ricardsonnement vôtre